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Semaine du 23 au 29 avril 2025

deux films cette semaine, BABY et TARDES DE SOLEDAD

TARDES DE SOLEDAD le jeudi et le samedi, BABY les autres jours

pour les horaires voir  https://www. inemavictoria.fr/horaires/

BABY, de Marcelo Caetano, 2024

baby.jpg  la bande annonce est ICI https://youtu.be/yvlBRGOjf_w

Wellington, un très jeune homme au visage d’ange sort d’une prison de Sao Paulo. Sa famille est partie sans laisser d’adresse et il n’a aucun endroit où dormir. Très vite, dans un cinéma porno, il rencontre Ronaldo, plus âgé quoique seulement trentenaire. Début d’une histoire d’amour. Ronaldo, qui a tout compris des mécanismes de l’argent, du sexe et du pouvoir, les enseigne à Wellington, bientôt surnommé Baby, qui a décidé de retrouver ses parents coûte que coûte.

A la recherche de clients fortunés, les deux hommes arpentent la ville et M.Caetano en dessine une véritable géographie sociale et politique. Avec un tel sujet le film aurait pu devenir au mieux un documentaire, au pire un reportage cliché sur un milieu supposé interlope. Le réalisateur, (dont c’est le second film) ose la crudité dans certaines séquences mais reste en deçà de tout jugement. L’on passe d’une scène émouvante où Baby, redevenu un gamin, s’empare d’une console de jeux vidéo, à un moment de séduction plus ambigu. Le film traverse les genres, polar, film de gangsters, chronique, et les quartiers, au rythme des rencontres des deux protagonistes et au tempo de musiques diverses et variées. M.Caetano a été l’assistant du metteur en scène K.Mendoça Filho et a étudié l’anthropologie. Il a tourné sans autorisation dans les rues même de Sao Paulo, montrée ici comme une ville épuisante et saturée mais libre et énergique. Au moment de sa sortie française, le film y était à l’affiche depuis plus de deux mois.

Pascale Artufel

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TARDES DE SOLIDAD, de Albert Serra, 2024

(Après-midis de solitude)

**ATTENTION : Le film comporte des scènes qu'il faut éviter de montrer
à de jeunes enfants ou à des personnes sensibles ...

tardes de solidad.jpg  la bande annonce est ICI https://youtu.be/z6vrQY9luf8

Le Péruvien Andres Roca Rey, 28 ans, est actuellement considéré comme le numéro un de la corrida. Albert Serra l’a suivi pendant 2 ans dans les arènes de Madrid, Séville, Bilbao et Santander. Il en a tiré 700 heures de film base de son documentaire de 2 heures.
Loin des polémiques qui régissent généralement les "pro" et les "anti" corrida, le cinéaste ne prend pas parti.
À l’entame du film, un taureau noir nous observe longuement depuis un enclos indéterminé. On n’entend que son souffle. S’enchaîne le retour dans sa chambre d’hôtel du torero au vêtement ensanglanté. Deux solitudes.

Trois types de scènes ne vont cesser de se succéder sans aucune voix off.

Celles de la chambre d’hôtel du torero qui se transforme en pantin dans les bras d’un tiers qui l’aide à revêtir son habit de lumière.

Celles des transports en voiture jusqu’aux arènes ou depuis les arènes où le torero mutique, enfermé dans son orgueil, aux attitudes narcissiques, est entouré de sa "cuadrilla" qui ne cesse de lui dresser des flots de louanges.

Celles de l’arène et de ses coulisses immédiates. Pas de défilés de picadors et de banderilleros. Le combat seul,  filmé au plus près au téléobjectif. Aucun plan large des lieux. Pas de vues du public. On l’entend seulement manifester par ses cris, sifflements, approbations, applaudissements. 

Un ballet admirablement filmé entre le torero souverain dont le cinéaste ne cache pas pourtant plusieurs de ses mises en difficulté par le taureau. Un corps à corps où le torero ne cesse d’interpeller son rival d’un langage des plus crus.
Un film à la beauté envoutante.

Dominique Deldicque

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