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ACTE DE VIOLENCE (1948)
Jeudi, samedi, lundi et mardi
Citoyen respecté et homme d’affaires estimé, Franck Enley (Van Heflin) mène une vie paisible dans une petite ville de Californie en compagnie de son épouse (Janet Leigh) et de leur fils. Une quiétude bientôt bouleversée par l’arrivée d’un certain Joe Parkson (Robert Ryan) …
Dans le concert de louanges aux officiers revenus du front comme des héros Acte de violence dénote et compte parmi les films les plus intéressants de Fred Zinnemann. Le scénario basé sur une histoire de Collier Young (mari d’Ida Lupino) mêle traumatismes des vétérans et film noir.
Acte de violence explore l’Amérique d’après-guerre, celle des banlieues tranquilles et des tréfonds mentaux. Car s’il s’attache au conflit entre deux hommes, c’est bien le conflit intérieur d’Enley qui décidera de la fin. Dans ce film noir sans apprêt, le jeu des comédiens est sans fioriture, à l’os. Le noir et blanc de Robert Surtees contraste la solaire Californie et la nuit des tueurs à gages.
Dominique Deldicque
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C'ETAIENT DES HOMMES (1950)
mercredi, vendredi, dimanche
Dans un hôpital militaire, de nombreux paraplégiques tentent de se réadapter à la vie civile. Le lieutenant Ken Wilocek (Marlon Brando), rentré blessé du front, refuse de voir sa fiancée (Teresa Wright) persuadé qu’il ne lui inspire désormais qu’un sentiment de pitié…
Le film tourné à Birmingham, un hôpital de vétérans près de San Fernando en Californie. Une grande partie de la distribution est faite de patients, comédiens non professionnels. Pour le premier rôle le producteur Stanley Kramer propose Marlon Brando qui triomphe alors à Broadway. Mais le jeune acteur n’a encore jamais tourné au cinéma. Il décide de vivre plusieurs semaines parmi les vétérans paraplégiques, de se déplacer en fauteuil roulant, afin d’inscrire dans son corps les gestes et empêchements de son personnage.
C’étaient des hommes est un film d’une grande justesse, vrai dans son propos et son traitement. Sur le fil il ne bascule jamais ni dans le mélo ni dans la romance. Sa réalisation proche du reportage et ses acteurs non professionnels ajoutent au réalisme ambiant. Les plans larges signifient l’histoire collective de ces hommes mais aussi leur devenir dans la société. Réquisitoire contre la guerre pour certains le film est terriblement fataliste pour d’autres. Il est surtout un film d’une grande dignité.
Dominique Deldicque
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