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semaine du 29 octobre au 4 novembre 2025

pour les horaires se reporter au site du VICTORIA https://www.cinemavictoria.fr/

 

Deux films Patrimoine cette semaine :

PANIQUE, film Patrimoine de  Julien Duvivier, France, 1946 

« Panique »(1947) date d’une dizaine d’années plus tard. Contrairement au précédent, c’est l’adaptation d’un roman de Simenon « Les fiançailles de M.Hire ». Un crime est commis dans une petite ville, l’on retrouve le corps de Mademoiselle Noblet dans un terrain vague. Monsieur Hire est un homme seul, peu liant, replié sur lui-même, passionné de photographie ; détail aggravant, il apprécie les steaks bien juteux… Evidemment, les soupçons se portent sur lui et l’offrent à la vindicte populaire. « Panique » est une étude de mœurs et un faux polar. Point de suspense à ce niveau puisque le spectateur connaît dès le début l’identité de l’assassin. Au-delà des sordides manipulations, ce qui intéresse Duvivier, c’est le basculement de l’opinion, la crédulité, la sensation de découvrir ce que l’on sait déjà. Monsieur Hire est-il un coupable idéal ? Un bouc émissaire ? Probablement les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si « Panique », échec commercial à sa sortie, essuya les mêmes reproches que « Le corbeau » quelques années plus tôt (dans des contextes certes fort différents). Le film, trop noir, trop pessimiste, avec sa cohorte de commerçants et de notables manipulables à l’envi, fut jugé démoralisant.
En 1989, P.Leconte réalisa une nouvelle adaptation du roman de Simenon, « Monsieur Hire », avec M.Blanc dans le rôle titre.
 

LA BELLE EQUIPE, film Patrimoine, de  Julien Duvivier, France, 1936

CinéFilAix vous propose deux films de Julien Duvivier (1896/1967), réalisateur prolifique, à la carrière protéiforme, des sujets religieux de ses débuts aux films à sketches des années soixante. Mais incontestablement, sa période la plus riche se situe entre les années trente et cinquante, sans oublier, comme un certain nombre de ses contemporains, une éclipse étasunienne de 1941 à 1944.

« La belle équipe » (1936) est tournée en pleine liesse du Front Populaire. Cinq ouvriers parisiens gagnent à la loterie et décident d’ouvrir ensemble une guinguette au bord de la Marne. L’optimisme des lendemains qui chantent n’aura qu’un temps. Le sentiment d’usure, la jalousie et la suspicion qui s’immiscent entre eux, et le retour d’une femme enfuie, menacent la cohésion du groupe. Le film est connu dans l’histoire du cinéma pour ses deux fins, l’une optimiste (reniée par son auteur mais exploitée pendant de nombreuses années), et l’autre pessimiste, conforme à sa volonté. La mise en scène est symétrique, elle ne montre dans un premier temps des individus heureux que pour filmer ensuite le délitement, le passage du temps, voire la fin d’une idéologie de partage et de solidarité.

Pour l’anecdote, on remarquera que le dessin représenté sur l’enseigne de la guinguette « Chez nous », était encore récemment le logo d’un célèbre syndicat.

Pascale Artufel

 

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