Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

Semaine du 14 au 20 août 2024

LA FLEUR DE BURITI

Joao SALAVIZA et Renée NADER MESSORA

Semaine du 14 au 20 août 2024



Tout d’abord « La fleur de Buriti » est un film extrêmement beau, semi documentaire ou documentaire fiction comme on voudra, émouvant hommage à une population, les Kraho, peuple  de l’Amazonie brésilienne. Film militant, récit historique épique, « La fleur de Buriti » est tout cela à la fois.

Pour raconter l’histoire de ce peuple spolié et tellement résilient, Joao Salaviza et Renée Nader Messora (déjà auteurs du « Chant de la forêt » sur le même thème, primé à Cannes en 2023) choisissent trois périodes clés, finalement assez récentes, massacre de cette population par des propriétaires terriens en 1940, en toute impunité, création tardive d’un organisme leur octroyant une relative autonomie, et enfin très proche actualité. Ces trois moments d’histoire ne sont pas racontés de façon linéaire ou cartésienne, mais s’imbriquent les uns dans les autres, les croyances animistes et panthéistes des Kraho constituent leur interprétation des faits. Les époques se chevauchent, les images aussi, l’interprétation des songes confirme ou infirme un évènement, une danse rituelle revêt autant d’importance qu’une décision politique. Attachés à une terre qu’ils considèrent comme inviolable (le palmier Buriti est un arbre sacré et protecteur), les Kraho se savent destinés à la protéger.

Quatre personnages principaux portent ce récit fleuve, deux hommes et deux femmes. Patpro, une des deux héroïnes, craint que sa fille, victime de cauchemars récurrents ne soit sous l’emprise d’une malédiction et se met en route à la recherche d’un remède. Reste au village une autre femme sur le point d’accoucher, signifiant qu’en dépit des persécutions, le peuple Kraho continue d’exister.

Certes, « La fleur de Buriti » est un film militant, mais le regarder sous cet angle unique serait réducteur. Le premier enjeu était de montrer (avec même parfois un peu d’humour au sein de ce récit dramatique) que ces villageois, loin d’être figés dans une position victimaire, font cohabiter leurs croyances avec l’actualité, que cette endurance a permis leur survie. Le second enjeu était d’éviter le passéisme, à savoir regarder l’histoire des Kraho au mieux avec nostalgie, au pire avec condescendance. Joao Salaviza et Renée Nader Messora évitent parfaitement ces lieux communs, les Kraho sont bien vivants, aujourd’hui.

Pour les jours et horaires de projection cliquer en haut de la page sur NOS PROGRAMMES/CINÉMA VICTORIA

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article