PARADISE IS BURNING, de Mika Gustafson, Suède (2024)
Dans une région ouvrière de Suède, trois jeunes sœurs inséparables (16, 12 et 7 ans) se débrouillent seules, laissées à elles-mêmes par une mère absente. Une vie joyeuse, insouciante et anarchique loin des adultes mais interrompue par un appel des services sociaux qui souhaitent convoquer une réunion. L’aînée va alors devoir trouver quelqu’un pour jouer le rôle de leur mère…
Il s'agit du1er film de la jeune réalisatrice suédoise de 36 ans Mika Gustafson
Difficile de ne pas penser au bouleversant Nobody Knows, de Hirokazu Kore-eda (2004), en découvrant ce premier long métrage.
Sans égaler le chef-d’œuvre du cinéaste japonais, Mika Gustafson parvient à trouver sa voie grâce à la maîtrise de son scénario (des cérémonies de passage à l’adolescence ou à l’âge adulte scandent habilement le récit), à l’énergie survoltée de sa mise en scène et au naturel de ses formidables jeunes interprètes.
Loin de la chronique sociale doloriste redoutée au vu d’un sujet aussi grave
PARADISE IS BURNING a reçu deux récompenses :