IL N’Y A PAS D’OMBRE DANS LE DÉSERT
de Yossi Aviram.
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À Tel Aviv se déroule le procès d’un ancien bourreau nazi dont des survivants de la Shoah sont appelés comme témoins aux fins de l’identifier. Parmi ceux-ci le père d’Anna (Valeria Bruni Tedeschi), écrivaine, qui redoute d’être confrontée à son ancien tortionnaire. Désespérant de le convaincre, Anna s’envole vers Israël. Elle croise au tribunal par hasard Ori (Yona Rozenkier) dont la mère vient de témoigner. Ori dit reconnaître Anna, connue il y a 20 ans lors d’une histoire brève et intense. Anna ne le reconnaît pas. Lui a lu tous ses livres et ne cesse de lui rappeler les détails de la vie passée.
Qui dit la vérité? Quelle est la crédibilité d’Ori? Est-il un imposteur? Anna dit-elle vrai? Sinon quel est son dessein?
Le film épouse la forme d’une double intrigue: celle se jouant dans un premier temps dans le tribunal, celle dans un deuxième temps qui se passe entre les deux protagonistes dans le désert. Anna et Ori, marqués par les atrocités vécues par leurs parents, se jaugent, se livrent, à moins qu’ils ne fabulent.
Un couple existe, potentiellement, même s’il ne repose peut-être que sur du sable. Le scénario joue de la fiction littéraire, propre à inventer des vies, des aventures, sans véritablement nous donner le fin mot, ménageant joliment l’incertitude jusque dans les dernières scènes.
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